J'ai écrit ceci quand ma soeur a voulu qu'on écrive une petite histoire s'intitulant "N'importe où sauf ici"! Encore une fois j'ai laissé l'imagination débordé... Pour cette petite fable ayez l'esprit ouvert, oublier ce que vous connaisser!
Je suis dans une immense forêt. L'air y est magnifiquement pur et tiède. Je marche parmi mes semblable (les arbres), l'esprit tranquille. Je n'est aucune obligation, libre et seule sur ce petit bout de terre. Je communique avec chaque particule de la forêt comme le ferait une dryade. J'arrive a une clairière. Un cerf blanc m'attend.
Je le chevauche et nous galopons toute la journée et toute la nuit, le vent dans les voiles. Rien ne peut nous atteindre. Nous arrivons à la lisière de la forêt ou commence la plage. Il fait de nouveau jour. Je descend du cerf et marche sur le sable chaud. Mes orteils se font mouiller par les vagues. C'est si doux, comme une caresse. Je porte mon regard un peu plus loin sur l'espace sablonneux et là j'aperçois une forme que la mer à fait échouer sur la plage.
Je m'en approche et distingue un visage parmi des cheveux en bataille. C'est un homme. Il est inconscient. Dois-je l'aider? Est-il seul? Je promène mon regard le long de la grève. Oui, il est seul. Je m'en approche doucement et me penche vers lui. Il a l'air serein. Est-il en vie? Je me penche d'avantage. Oui j'entends sa respiration. Je réfléchis. Je siffle. J'attends. Je siffle encore. J'attends. J'entends soudain le bruit d'un galop. Pégase a répondu à mon appel.
Mon magnifique cheval blanc, sauvage tout comme moi. Il vient caresser son museau sur ma joue. Il est prêt à m'aider. Je soulève l'homme tant bien que mal et le dépose sur l'encolure de Pégase. Je monte à mon tour. Il sait où aller. Il part au galop. Nous sommes bientôt en vue d'une chaumière. Ma chaumière. Je descends du dos de mon frère, lui caresse le museau et lui murmure des mots tendre. Je descends ensuite l'étranger. Je le traîne jusqu'à mon lit. Je le recouvre de chaude couverture. Je prépare de l'eau sur le feu.
Je lui fait des compresses. Il a un visage d'ange. Il remu enfin. Il grommele. Remu encore. Murmure des paroles incompréhensibles. Je mets la paume de ma main sur son front. Il n'est pas chaud. Il n'a pas de fièvre. Il ouvre les yeux. Des yeux si profond. Il cligne des paupières. Un sourire étire ses douces lèvres. Je sourie a mon tour. Il cligne encore une fois des paupières. Il ouvre la bouche, me dit bonjour. Sa voix est une mélodie. Une cascade cristalline. Je lui dit bonjour. Son regard me transperce. S'en est insupportable mais je résiste. Je ne baisse pas les yeux. Je suis fière, libre. Il fronce les sourcils, tends sa main vers mon visage.
Doucement, tout doucement, comme on fait avec un animal sauvage, il caresse ma joue. Je ferme les yeux. Un frisson me parcoure l'échine. Il sourit de nouveau. Je me crispe. Se moque t-il de moi? Je me mets à trembler violemment. Croit-il pouvoir m'avoir si facilement? Il semble deviner mes pensées. Il retire sa main, ne sourit plus. Il dit qu'il ne voulait pas m'offenser. Qu'il n'a pu résister a un visage si doux et bienveillant. Il est sincère. Mon coeur bat plus vite. Il dit que mes yeux sont de la couleur des arbres. Le brun des troncs et le vert des feuillages. Je commence a avoir chaud. Il dit que je suis une déesse de la nature. Mon coeur ne bat plus, il court. Je mets un doigt sur ses lèvres. Chut...
Maintenant c'est a mon tour de plonger mon regard dans le sien. J'y voit la vérité. Il a la profondeur du juste. Il est bon, patient, clément et curieux. Les petite rides au coin de ses yeux me révèlent que c'est un bon vivant qui aime rire. Du bout des doigts je dessine ses joues, son front, son menton, son nez. Je connais son visage. Il me regarde toujours. Je sais maintenant. Je sourie. Il hésite puis sourit. Sait-il? Je me penche un peu vers son visage. Oui, il sait. Je me penche d'avantage. Il attend, patient. Mon visage n'est plus qu'a quelques centimètre du sien. Il ne fait pas un geste. Je sens son souffle chaud. Il me laisse choisir. Il patiente. Il n'y a aucune hâte dans son regard. Il respectera mon choix. Alors je pose mes lèvres sur les siennes. J'ai fait mon choix...